RÉUSSIR grâce a l'intelligence ÉMOTIONNELLE

Dans mon premier article, je mettais beaucoup l’accent sur l’importance de se fixer des objectifs.

Je vais maintenant insérer cette aptitude dans un champ beaucoup plus vaste : l’intelligence émotionnelle.

Une des failles de notre système éducatif est de mettre trop l’accent sur la capacité à mémoriser et ressortir une grande quantité d’informations et de connaissances.

C’est ce qu’on appelle généralement une tête bien faite.

Mais une tête bien faite est loin d’être synonyme de réussite professionnelle.

Nous l’avons déjà vu avec l’aptitude à se fixer des objectifs et suivre les plans d’action qui en découlent.

Mais, dès l’insertion dans la vie active, qui se révèle être un vrai parcours du combattant, l’importance de l’intelligence émotionnelle se fait déjà sentir.

Qu’est-ce qui vous permet de persévérer dans votre recherche d’emploi après avoir déjà subi plusieurs refus et envoyé des candidatures sans réponse?

Qu’est-ce qui vous permet de garder une attitude positive en vous disant que la prochaine entrevue peut être la bonne, après tant de désillusions ?

Qu’est-ce qui vous permet d’ignorer les commentaires pessimistes ou misérabilistes des proches ou de la famille, qui en croyant bien faire, ne font que vous enfoncer?

Qu’est-ce qui vous permet de continuer à y croire après avoir entendu tant de fois : « votre candidature est intéressante, mais nous cherchons quelqu’un avec tant d’années d’expérience » ? (et pourtant ces personnes expérimentés ont bien commencé quelque part : cherchez l’erreur !)

Qu’est-ce qui vous permet de passer outre les commentaires du genre : « dans ce pays ou cette contrée, il n’y’a pas de boulots, il y’a trop de chômage, il faut être pistonné pour trouver un boulot, si j’étais toi, je tenterais ma chance ailleurs » ?

C’est votre niveau d’intelligence émotionnelle qui vous permet une bonne insertion dans la vie professionnelle, même dans une conjoncture économique marquée par un fort taux de chômage.

C’est votre niveau d’intelligence émotionnelle qui vous permet d’adopter une vision plus large quant à ce que vous désirez réellement dans votre premier emploi.

Certains recruteurs pratiquent aussi des techniques d’embauche destinées à sélectionner les candidats ayant les plus hauts niveaux d’intelligence émotionnelle.

Je me rappellerai toujours de cette entrevue d’embauche que j’ai faite chez Hewlett Packard France.

L’une des étapes du processus de recrutement consistait à nous décourager du poste pour lequel on postulait.

Le recruteur a donc passé un bon quart d’heure à nous énumérer tous les aspects négatifs du poste.

Et en même temps, il surveillait notre réponse verbale et non-verbale.

Son objectif était de savoir :

-        L’état de préparation du candidat (et de savoir combien on en savait réellement sur le poste)

-        Sa motivation (est-ce qu’il se laisse décourager facilement)

-        Si son profil émotionnel correspondait au profil recherché

Je suis fier d’avoir réussi cette étape d’embauche (le recruteur m’a félicité à la fin), même si je n’ai finalement pas intégré Hewlett Packard France, pour d’autres raisons.

Ce sont des expériences qui forgent la réussite professionnelle, une fois qu’on a les pieds dans l’entreprise, car une bonne dose d’intelligence émotionnelle est plus que capitale pour gravir les échelons.

Pour ceux qui auraient des questions ou commentaires, n’hésitez pas à nous contacter à travers ce formulaire