La précarité des jeunes

Le taux de précarité parmi les jeunes atteint un niveau alarmant dans le monde, que ce soit dans les pays développés que dans ceux dits du Tiers-monde.

À cause de la conjoncture économique plutôt défavorable, le chômage reste à un niveau particulièrement élevé dans de nombreux pays. Et les jeunes sont particulièrement touchés. Ceux qui quittent l’école sans aucun diplôme pratique ont beaucoup de peine à décrocher un premier emploi. Beaucoup de jeunes diplômés, même des grandes écoles, rencontrent des difficultés croissantes pour s’insérer dans le monde du travail.

On leur oppose souvent l’objection du manque d’expérience professionnelle.

Beaucoup en sont donc réduits, en France et ailleurs, à vivre de petits boulots, sans aucun rapport avec leur formation. D’autres dépendent encore financièrement de leurs parents.

Ce problème est plus accentué dans certaines régions, particulièrement celles qui ont une population plutôt jeune.

Sur l’ile de la Réunion, environ 60% des jeunes sont demandeurs d’emploi et un certain nombre d’entre eux sont même bénéficiaires des minima sociaux.

C’est une tendance particulièrement néfaste pour le devenir de nos nations et un très mauvais indicateur de la pertinence de nos systèmes éducatifs et économiques.

Peut-on être optimiste sur le devenir d’une nation dont les forces vives ont perdu foi en l’avenir ?

Car d’un autre coté :

- la génération des baby-boomers arrive à l’âge de la retraite,

- le vieillissement de la population dans beaucoup de pays industrialisés cause des problèmes difficilement solubles tels que la viabilité des systèmes de retraite, etc.

Et si on était surtout dans une période de grande transition pendant laquelle les mentalités doivent changer.

Tout le monde se rend bien compte que l’adage : « Travaille bien à l’école, aie un bon diplôme et ton avenir professionnel sera tout tracé » n’est plus vérifié.

Beaucoup de professionnels surdiplômés se retrouvent aussi en marge du monde du travail dès qu’ils atteignent l’âge sénior (plus de 45 ou 50 ans).

Un bon diplôme n’est plus la garantie de grand-chose, en termes de parcours professionnel.

Certains jeunes en concluent qu’il ne sert à rien de travailler dur pour des diplômes. Ils jettent l’éponge assez tôt.

Il est clair que ce n’est pas la solution non plus. Il suffit de voir ce que deviennent en général ces jeunes.

Certains jeunes pensent que la solution se trouve ailleurs. A la Réunion par exemple, beaucoup de jeunes diplômés pensent que leur solution se trouve en métropole.

C’est un raisonnement qui n’est guère différent de celui de beaucoup de jeunes africains qui pensent trouver leur solution dans les pays occidentaux.

D’autres pensent qu’il faut plutôt trouver un métier en demande et se former dans ce domaine.

Mais en général, ces fameux « métiers en demande » ne le restent jamais longtemps.

Ils deviennent vite saturés.

Alors, y’a-t-il quand même une solution ?

Y’a-t-il de l’espoir pour les jeunes en précarité ?

Explorons des pistes de solution