Par désespoir, un chômeur s'immole à Nantes

Par désespoir, un chômeur en fin de droits, s'immole par le feu à Nantes, devant l'agence locale de Pole Emploi.

L'homme avait prévenu et les secours étaient sur place. Rien n'a pourtant pu empêcher cet acte désespéré.

L'émotion en France par rapport à cet acte n'a été que de très courte durée. En Tunisie, pareil acte a été le détonateur du printemps arabe, une véritable révolution qui a emporté le régime en place.

Alors, certains journalistes s'interrogent. Dans La nouvelle République, Antoine Boudisseau, dans un article intitulé "un désespoir très social", s'interroge sur cette résignation collective qui règne dans l'Hexagone.

Des milliers de chômeurs sont humiliés, méprisés, bafoués dans leur dignité chaque jour, sans susciter d'émotion particulière. Certains en arrivent aux pires extrémités.

Sommes-nous une nation qui accepte de mourir à petits feux?

Ou bien, l'accumulation de ces actes créé une pression qui va exploser un jour, avec l'acte de trop?

Et s'il y'avait pourtant une solution?

Le chômage doit-il être une fatalité?

La détresse qui en résulte souvent, découlant de la perte de dignité, est-il inéluctable?

Sommes-nous vraiment dans une impasse, sans issues?

Y'a-t-il quelque chose à apprendre du passé?

Retour à l'actualité du désespoir

Retour à l'Accueil